Lettres de prison – IV
Quatrième partie de la correspondance de Pierre Vallières et Charles Gagnon avec Andrée Ferretti, 1967-1968. Lettres éditées par Lucia Ferretti.
Quatrième partie de la correspondance de Pierre Vallières et Charles Gagnon avec Andrée Ferretti, 1967-1968. Lettres éditées par Lucia Ferretti.
Troisième partie de la correspondance de Pierre Vallières et Charles Gagnon avec Andrée Ferretti, 1967-1968. Lettres offertes par Lucia Ferretti.
Deuxième partie de la correspondance de Pierre Vallières et Charles Gagnon avec Andrée Ferretti, 1967-1968. Lettres offertes par Lucia Ferretti.
Au printemps de 2023, quelques mois après la mort de ma mère, Andrée Ferretti, j’ai reçu un courriel d’un ancien militant du RIN. Monsieur Michel Gagné accompagnait ma mère, comme chauffeur, lorsqu’elle allait faire des assemblées publiques dans tous les coins du Québec pour parler de l’indépendance. Il voulait me remettre une grande enveloppe qu’elle lui avait confiée au premier jour de la crise d’Octobre.
Andrée Ferretti est morte jeudi 29 septembre à Montréal, au terme d’une vie de militantisme et d’écriture. Née le 6 février 1935 dans Villeray, à l’époque un quartier montréalais très ouvrier, elle a été l’une des pionnières du mouvement indépendantiste contemporain, en plus d’offrir à la littérature des portraits de femmes, surtout, mais aussi d’hommes libres.
Plusieurs Patriotes furent pendus ou exilés sur ordre des autorités coloniales après 1837.
Riel fut pendu en 1885 par Ottawa.
Ottawa a tenté de dépouiller Frederick Ogilvie Loft de son statut d’Indien parce qu’il a mis sur pied la Ligue des Indiens du Canada dans les années 1930.
Après le bilan de quatre ans d’action d’Ottawa (L’Action nationale, avril 2018), voici celui du gouvernement Couillard. Depuis 2014, ce gouvernement s’est employé à détruire un à un les outils nécessaires à l’existence du Québec comme nation.
Rester dans le Canada est en train de faire mourir le Québec comme province et les Québécois comme nation. Il s’agit d’une mort lente, instillée par une succession ininterrompue de décisions politiques et de jugements des tribunaux. Dans le tourbillon du quotidien, à moins d’être directement touchés par l’une ou l’un d’eux, nous ne nous rendons pas forcément compte du sens du courant. Les indépendantistes doivent se charger de nouveau d’un grand travail d’éducation politique.
L’ampleur de la matière m’oblige pour cette fois à porter le regard seulement sur l’action et inaction du gouvernement Couillard. Le bilan du gouvernement fédéral sera dressé dans une prochaine chronique.