Œuvre du mois – Jocelyn Ann Campbell
Jocelyn Ann Campbell propose un regard singulier sur les multiples territoires qui nous habitent, territoires naturels, imaginaires et politiques.
Le monde est en proie à d’horribles convulsions. Les utopies néolibérales et multiculturelles n’en sortiront pas indemnes. Les notions de frontière, de cohésion nationale et de régulation des échanges de toutes natures sont sorties du registre défensif où les avaient reléguées les idéologies postmodernes.
Jocelyn Ann Campbell propose un regard singulier sur les multiples territoires qui nous habitent, territoires naturels, imaginaires et politiques.
Plus de vingt-cinq ans après sa fondation, le Bloc québécois s’est vu consacrer, l’automne dernier, un ouvrage fouillé et documenté sur sa propre histoire. Ce livre est le fruit des recherches de l’ancienne directrice de cabinet de René Lévesque et historienne de formation.
Maleck Chebel est anthropologue des religions, philosophe, historien et il a exercé la psychanalyse. C’est un spécialiste du monde arabe et de l’islam. C’est un des penseurs musulmans favorables à un islam libéral et moderne qui prône une séparation radicale entre le pouvoir religieux et le pouvoir politique.
Les attentats du 13 novembre à Paris ont déclenché une vague de solidarité et de consternation à travers le monde, mais aussi de peur, en particulier en Occident. Les prises de position officielles aux États-Unis, pour rejeter le nombre déjà petit de réfugiés que le président Obama avait proposé au pays, sont regrettables. Des milliers de réfugiés sont dans une situation critique et ont un réel besoin d’asile.
Le Canada a une loi constitutionnelle qui découle de son passé colonial et qui pour cette raison n’est pas le produit de la volonté populaire puisque les citoyens n’ont jamais été appelés à se prononcer sur les règles et les valeurs qui sont censées faire vivre ensemble les composantes de la fédération canadienne.
Nous sommes invités à nous prononcer quant au moment optimal de l’adoption d’une constitution québécoise dans le processus d’indépendance. La constitution doit-elle précéder ou suivre la réalisation de l’indépendance? Nous répondrons que l’indépendance doit quitter le registre de l’idéal et de l’événementiel pour s’ancrer dans le réel et être vue comme un processus.
Deux grands mouvements géoéconomiques contemporains transforment les divers territoires du Québec. D’abord, l’étalement urbain bat son plein en générant des coûts en équipements publics de plus en plus lourds à supporter. Ensuite, les périphéries subissent la croissante érosion de leur richesse.
La constitution d’un État n’est pas quelque chose qui « arrive » avant ou après la réalisation de son indépendance. La constitution d’un État fait partie intégrante du processus de réalisation de l’indépendance de l’État dans les faits.
L’un des plus grands dangers qui guettent aujourd’hui le projet de l’indépendance du Québec est celui d’une perte de sens. Ce danger se laisse notamment observer chez les plus jeunes générations de Québécois, lesquels ne se reconnaissent plus aussi facilement en lui que les générations précédentes.