Numéro : Novembre-Décembre 2021

Indépendance du Bas-Canada : un inédit

Projet de loi 96 : timoré et insatisfaisant

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Éditorial – La province craque

Une journée ce sont 800 000 Québécois qui n’ont pas accès à un médecin de famille, le lendemain le ministre à peine bougonneux fait monter le chiffre à 1,5 million avant de brandir un projet de loi pour faire peur au syndicat d’entrepreneurs dont les milliards en primes et en augmentations n’ont pas calmé les appétits.

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La loi 21 sur la pente fatale

Des affirmations abominables ont été prononcées en Cour supérieure, le vendredi 4 décembre 2020, lors des plaidoiries finales sur l’inconstitutionnalité alléguée contre la Loi sur la laïcité de l’État. On peut se demander quelle a été la teneur du raisonnement de l’avocat Azim Hussain, qui a outrancièrement assimilé la loi québécoise aux exactions nazies.

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La France et l’indépendance du Bas-Canada

Après les arpents de neige de Voltaire et la signature du traité de Paris en 1763, le gouvernement français s’est désintéressé de son ancienne colonie. Les Canadiens encouragés par les occupants britanniques et l’élite cléricale en ont déduit qu’ils avaient été abandonnés par leur mère patrie. Cette perception n’est pas fausse dans la mesure où les Français se sont tournés vers les États-Unis qui offraient des perspectives économiques et idéologiques plus intéressantes.

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L’Institut de l’économie positive. Vers les frontières de l’illimitation

Personne n’avait prévu la crise sanitaire, et encore moins que celle-ci viendrait remettre en question la marche en avant inéluctable et programmée par ces tenants du progrès illimité. On mobilise ses penseurs, on cherche des explications, des solutions, on cache mal son désarroi dans les médias qui nous sont pourtant majoritairement sympathiques. L’heure est grave : on doit retrouver ce rêve d’un monde sans frontières, ce parc de loisirs perpétuels, cette planète où on circule à souhait, délié des chaines

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Jacques Ferron et le contemporain

Les institutions sont l’ossature anthropologique d’une société, d’une humanité. Ce qui explique des recherches incessantes sur les formes de vie et les formes d’humanité dont les institutions sont tenantes. Alors qu’est-ce qu’une institution? Comment certains sujets, éveillés aux problèmes du faire société, sont susceptibles d’instituer?

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Inauguration du nouveau Mémorial des victimes de la Loi sur les mesures de guerre d’octobre 1970

Les décennies se succèdent et l’État canadien n’a toujours offert ni excuses ni indemnisations aux 497 Québécoises et Québécois emprisonnés injustement en vertu de la Loi sur les mesures de guerre d’octobre 1970. Voilà pourquoi le 16 octobre 2021 sera inauguré l’agrandissement du seul et unique monument en hommage aux victimes de cette inique suspension de nos droits fondamentaux.

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Gilles Bibeau. Les autochtones : la part effacée du Québec

Territoires non cédés ou dépossession territoriale : il en est question du début à la fin. Il faudra au lecteur se dégager du préjugé négatif suscité par un rapide coup d’œil à l’introduction et à la conclusion. Heureusement, dès le premier des six chapitres, la grande érudition de l’auteur se manifeste.

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France Giroux et André Mineau. Les populismes d’hier à aujourd’hui

Le titre bien choisi de cet ouvrage nous en dit beaucoup sur son contenu et sur la nature du populisme. On y apprend immédiatement que le populisme a une histoire et qu’il a évolué tout en se transformant, tel un virus, en variants très ambigus et peu crédibles, lesquels justifient le pluriel du titre. Ainsi celui-ci donne d’emblée un aperçu du contenu du livre et annonce son point de vue critique.

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Dalie Giroux. L’œil du maître. Figures de l’imaginaire colonial québécois

Alors que l’inquisition woke déferle sur l’Occident et sur le Québec, ce n’était qu’une question de temps avant que l’aspiration des Québécois à être «maîtres chez nous» et l’héritage de la Révolution tranquille ne soient sur le banc des accusés. Après qu’Émilie Nicolas ait affirmé que nous étions «maîtres chez l’Autre», Dalie Giroux, qui enseigne les théories politiques et féministes à l’Université d’Ottawa, poursuit le travail de démolition.

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