Crise d’Octobre

Éditorial – Faire lever l’horizon

Cinquante ans après Octobre 70, nous sommes au même endroit que là où nous a placé le grand love in de la Place du Canada. Sous l’occupation. Anesthésiés sous un joug de bienveillance. Le Canada nous aimait. Il nous aime toujours pour ce que nous lui permettons d’avoir l’air.

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Octobre de force. Répression et état d’exception

Les raisons évoquées pour justifier le recours aux mesures de guerre ne résistent tout simplement pas à l’analyse. Les ministres canadiens, John Turner et Jean Marchand, avaient alors fait référence aux 3000 membres du FLQ, aux attentats à la bombe, aux armes dont il disposait et aux enlèvements perpétrés par lui, pour soutenir l’idée selon laquelle le gouvernement faisait face à une insurrection appréhendée.

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La deuxième vie de Pierre Laporte

On peut compter sur l’occasionnelle visite dans la Vieille Capitale pour nous ramener son nom en pleine figure, étalé à la largeur d’un panneau de signalisation. Avoir un pont à son nom, ce n’est pas rien. Et quel pont!

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Automne 2011 – Trou de mémoire

Les Québécois ne s’intéressent guère au Canada, à sa vie culturelle aussi bien qu’à son imaginaire politique. C’est sans doute pour cela qu’ils ont aussi allègrement voté pour des pancartes orange. Et qu’ils continuent de vivre dans un univers pusillanime où la minimisation des pertes fournit les ressorts les plus puissants du consentement à la minorisation.

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Trudeau et ses mesures de guerre (extraits)

Dans la narration qu’en ont faite les médias, la crise d’octobre apparaît comme une affaire de Canadiens français : d’un côté, les Jacques Lanctôt et autres frères Rose. De l’autre : Lucien Saulnier, Jean Drapeau, Jérôme Choquette, Robert Bourassa. Même à Ottawa, ce sont des Canadiens français : Trudeau, bien entendu, mais aussi Marchand, Pépin, Pelletier, Lalonde. Vision tronquée, s’il en est.

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