Éric Poirier. La Charte de la langue française
Disons-le d’entrée de jeu. Ce livre est une œuvre magistrale qui fera époque par son érudition, mais surtout par la perspicacité de son analyse et les perspectives qu’elle dégage.
La Charte de la langue française (loi 101), adoptée en 1977 par le gouvernement de René Lévesque sous l’impulsion de son ministre d’État au Développement culturel, Camille Laurin, fait du français la langue officielle du Québec. Elle encadre notamment son usage dans l’administration, le travail, l’affichage commercial et l’enseignement. Considérée comme une loi fondamentale de la politique linguistique québécoise, elle demeure au cœur des débats sur la protection et l’avenir du français et a fait l’objet de nombreuses contestations judiciaires. Cette section est consacrée à l’histoire de la loi 101, à son bilan, ainsi qu’aux débats entourant son évolution.
Disons-le d’entrée de jeu. Ce livre est une œuvre magistrale qui fera époque par son érudition, mais surtout par la perspicacité de son analyse et les perspectives qu’elle dégage.
Le 12 avril 2016, la Cour supérieure confirmait, dans un jugement passé complètement inaperçu, la décision qu’avait rendue la Cour du Québec en janvier 2015 dans l’affaire Boulangerie Maxie’s. Onze petits commerçants de la région de Montréal, reconnus coupables d’infractions à la Charte de la langue française, revenaient à la charge avec des arguments bien connus.
Le SPQ Libre salue l’intention du gouvernement de renforcer la position du français au Québec. Nous considérons que cela ne peut se faire de manière adéquate qu’en faisant du français notre langue publique commune. La Cour suprême du Canada a cependant fait dévier le Québec de cet objectif premier.
Avant de parler de la situation de la langue dans les milieux de travail québécois, je voudrais faire un bref rappel historique. J’aimerais revoir avec vous le chemin parcouru par le mouvement syndical dans son engagement pour l’imposition et la défense du français comme langue de travail.
Tous les assauts portés contre la loi 101, toute la guerre de propagande conduite contre la vocation intégratrice de la culture québécoise donnent aujourd’hui leurs fruits. Le combat linguistique est à reprendre.
Ce texte consiste en une comparaison entre les politiques linguistiques développées au Québec et en Catalogne et les structures les entourant. Au fil de cette comparaison, les dynamiques sociolinguistiques des populations et les mécanismes de politiques linguistiques des deux régions sont mis en lumière.
Sous la direction de Jean-François Simard, ex-ministre péquiste, le livre reprend les actes d’un colloque qui s’était tenu au printemps 2009 dans la foulée des activités soulignant le dixième anniversaire de la mort de Camille Laurin. Disons-le d’emblée : il s’agit là d’une œuvre de qualité.
Ce n’est pas par hasard ou par distraction que cette assemblée dont vous êtes membres s’appelle Assemblée nationale. C’est que le peuple qu’elle représente est bel et bien une nation, c’est-à-dire une collectivité politique, incluant l’ensemble des personnes qui habitent librement un même territoire et dont la culture publique est distincte de celles des collectivités avoisinantes.