L. Cardinal et al. Une langue des voix
La réforme de la Charte de la langue française par l’adoption de la loi 96 en 2022 ayant été un des événements importants de l’histoire récente du Québec, il était impératif qu’un livre y soit consacré.
La réforme de la Charte de la langue française par l’adoption de la loi 96 en 2022 ayant été un des événements importants de l’histoire récente du Québec, il était impératif qu’un livre y soit consacré.
Le livre d’entretiens que publie Pascale Ryan, intitulé sobrement Lise Bissonnette. Entretiens, vaut le détour, ne serait-ce que parce qu’il comble le vide laissé par l’absence d’une biographie complète consacrée à madame Bissonnette.
Issu d’un colloque organisé au moment du 100e anniversaire de naissance de Pierre Elliott Trudeau, ce livre est un ouvrage collectif bilingue regroupant une vingtaine d’auteurs. Il aborde les thèmes du fédéralisme, du nationalisme, des peuples autochtones, du multiculturalisme, du bilinguisme et enfin de la légitimité constitutionnelle, du rapatriement de la Constitution et de la Charte canadienne des droits.
Dès les premières lignes, il est question de la déclaration de Jacques Parizeau du 30 octobre 1995 au sujet de l’argent et du vote ethnique. Puis, l’auteur mentionne que 1995 est aussi l’année d’une rencontre entre Michel Kelly-Gagnon, Pierre Desrochers, Martin Masse, Éric Duhaime et Pierre Lemieux. Lors de cette rencontre, il a été décidé de relancer le mouvement libertarien autour de l’IEDM et du webmagazine Le Québécois libre.
Faisant preuve d’une transparence qu’on lui sied gré, l’auteur avoue ensuite être membre de Québec solidaire, mais semble préférer l’idée d’une constitution provinciale «arrimée à la loi constitutionnelle 1982» des jeunes libéraux. Bref, le préambule du livre donne le ton et annonce bien la suite : l’esquisse de ce que pourrait être une constitution québécoise élaborée par un gouvernement du PLQS.
En cette année du 100e anniversaire de l’Union des municipalités du Québec (UMQ), Harold Bérubé, qui est professeur d’histoire à l’Université de Sherbrooke, publie une histoire de cette organisation.
Une quarantaine d’années après le décès de Jean-Charles Bonenfant, qui a donné son nom à une célèbre fondation, les universitaires Amélie Binette, Patrick Taillon et Guy Laforest ont dirigé un ouvrage visant à faire connaître la vie et l’œuvre de cet homme. Bibliothécaire à l’Assemblée nationale, chroniqueur et enseignant, il aura contribué à réformer les institutions parlementaires du Québec et à développer une vision québécoise du fédéralisme canadien.
Après l’œuvre magistrale qu’a été la biographie de Jacques Parizeau par Pierre Duchesne, les attentes étaient élevées pour celle de Guy Rocher par le même auteur. Après avoir raconté la vie d’un grand homme d’État et à travers elle une partie de notre histoire politique, il s’agissait de faire de même avec celle d’un grand intellectuel et d’une partie de notre histoire intellectuelle.