Le robot économique, le robot politique

Vers le 16 février, Bush annonçait que son gouvernement allait désormais voir à ce que soit diffusée, mieux que ce n’est présentement le cas, l’information concernant le « terrorisme ». Cela comprend sans doute, entre autres, « l’information » émanant du régime et de l’armée. Ainsi l’on verra à ce que les médias, pour leur part, servent davantage les fins envisagées par le pouvoir à cet égard.

 

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Le facteur d’inertie

Quelque chose de lourd, un véritable poids, une certaine fatalité pèsent sur la conscience publique et sur l’histoire. Le corps social, sauf dans des moments exceptionnels, n’est pas très alerte. Dans une large mesure, il est prêt à recevoir des opinions parfois contraires à sa conscience initiale. Il s’habitue à ces idées. Elles finissent par se fondre dans son univers moral.

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La grande méprise

Jadis et même hier, la guerre et les conquêtes n’engendraient que des effets relatifs, bien que terribles. Elles chambardaient la carte politique, les rapports de force entre les nations, la puissance matérielle des unes et des autres, et entraînaient des dommages de tous ordres. Mais c’était toujours comme de l’histoire ancienne. Les bouleversements se refermaient à la fin sur des situations changées certes mais rétablies sous d’autres formes.

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Cela ne fait que commencer

Le droit est un principe d’égalité, mais on voit souvent la politique lui imprimer des distorsions et son propre esprit d’inégalité. Elle introduit alors dans le corpus juridique même les aberrations qu’elle a conçues par intérêt.

La vraie notion du droit, comme une règle, permet de mesurer l’écart qui se manifeste ainsi du fait de la politique, c’est-à-dire de la force, entre le droit et ce qu’il advient de celui-ci de cette manière.

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L’indignation

Nous voici encore, en 2003, devant une tragédie. Mais jusqu’à la mi-janvier, on ne poussait pas de tel cri. On regardait plus ou moins passer le train. Les commentateurs faisaient des analyses, placidement, avec mesure, sans même prendre le risque d’une interprétation, sans apostropher personne, sans se scandaliser, mais surtout sans prendre carrément parti. Où était l’indignation?

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Dans le monde, une volonté unique, c’est trop

Depuis un an, les États-Unis, avec les républicains au pouvoir, sont en train de provoquer la reconstitution d’une gauche – très large – à travers le monde. Depuis l’effondrement du communisme en URSS et dans les pays de l’Est, la gauche ne trouvait plus que malai­sément sa voie. Elle n’avait plus d’ancrage mondial, plus d’identité universelle, plus guère d’orientation générale, ni grand pouvoir d’attraction.

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