Prix Richard-Arès 2012
Le prix Richard-Arès du meilleur essai publié au Québec en 2012 a été décerné à Marc Chevrier pour son ouvrage La république québécoise. Hommages à une idée suspecte.
Décerné de 1991 à 2019, le prix Richard-Arès de L’Action nationale récompensait le meilleur essai publié au Québec au cours de l’année précédente. Il porte le nom du père jésuite Richard Arès qui, par ses multiples écrits sur notre question nationale, a contribué d’une manière exceptionnelle à stimuler et à enrichir la réflexion de nos compatriotes.
Le prix Richard-Arès du meilleur essai publié au Québec en 2012 a été décerné à Marc Chevrier pour son ouvrage La république québécoise. Hommages à une idée suspecte.
Il me fait plaisir d’être avec vous ce soir pour souligner, non point tant la reconnaissance d’un livre, que la renaissance d’une idée, une idée évidente chez plusieurs peuples, mais si longtemps reléguée dans l’ombre au Québec : l’idée de république.
Nous avons choisi La République québécoise. Hommages à une idée suspecte du professeur Marc Chevrier, un essai sur la question du Québec qui fait appel à la fois aux grandes œuvres de pensée politique, à l’histoire et aux institutions qui nous gouvernent.
Nul besoin d’être historien pour savoir ce que le Canada français d’Ancien régime et le Québec moderne doivent aux intellectuels qui ont été, au fil du dernier siècle, les chevilles ouvrières de ce grand mouvement de pensée et d’action. Grand mouvement de reconquête de nous-mêmes.
L’ouvrage de Benoit Dubreuil et de Guillaume Marois qui a pour titre: Le remède imaginaire. Pourquoi l’immigration ne sauvera pas le Québec publié chez Boréal s’est mérité le prix Richard- Arès ex aequo.
L’ouvrage que le jury a retenu cette année est celui de Jean-François Nadeau, qui a pour titre Adrien Arcand, führer canadien. Ce gros ouvrage de 400 pages est une biographie étoffée, détaillée, bien documentée d’un personnage rébarbatif, antisémite, et attaché à des ignominies que l’on n’aime guerre évoquer.
Dans cet ouvrage, Monsieur Parizeau illustre une fois de plus les qualités qui ont toujours été les siennes. Il fait montre d’une formidable connaissance des rouages de l’administration publique québécoise tout en demeurant très près des gens.
Le prix Richard-Arès pour le meilleur essai de 2008 est attribué à Alain Deneault, Delphine Abadie et William Sacher pour l’ouvrage Noir Canada. Pillage, corruption et criminalité en Afrique, paru chez Écosociété l’an dernier. Le jury a unanimement estimé que cet ouvrage devait être salué à cause de son impact majeur sur la société québécoise.