L’ingratitude
Quand on peut accuser, pourquoi se formaliser de l’univers économique réel, celui de la coupure entre le profil des immigrants «économiques» qu’on dit vouloir accueillir et ceux dont on a réellement besoin?
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Quand on peut accuser, pourquoi se formaliser de l’univers économique réel, celui de la coupure entre le profil des immigrants «économiques» qu’on dit vouloir accueillir et ceux dont on a réellement besoin?
La pandémie a amplifié les distorsions sociales, ce n’est pas un hasard. Depuis la mise en veilleuse de la question nationale dont il faut rappeler qu’elle était arrimée à une approche politique sociale-démocrate, le Québec est cette fois en quête d’un mythe fantasmé avec la recherche personnelle de santé idéale et d’accomplissement individuel. J’ose le qualifier de mythe sanitaire.
Au moment où le gouvernement de la CAQ s’apprête à rejouer la Grande Illusion en annonçant une réforme de la politique linguistique, il est nécessaire de faire le bilan d’un demi-siècle de lutte pour le Québec français. Dans ce combat, les partis et les mouvements nationalistes se sont montrés discrets sur les bienfaits de l’indépendance pour l’avenir du français. Ils se sont plutôt ingéniés à proposer des solutions d’aménagement linguistique dans le cadre du fédéralisme canadien.
Parler d’éducation au Québec, revient à parler d’histoire et de culture. Parler des cégeps revient à parler d’un projet ancré dans une histoire et un temps qui nous paraît déjà loin. Si les cégeps sont nés de la social-démocratie et d’un attachement à une identité particulière, ils reflètent maintenant l’aplatissement généré par le néolibéralisme et l’esprit entrepreneurial.
Nous avons été nombreux et nombreuses à signer la lettre d’appui à la professeure de l’université d’Ottawa, Verushka Lieutenant-Duval. Lancée par une de nos collègues, cette pétition est devenue à son tour objet de controverse. Relayant les propos du recteur Frémont, des chroniqueurs y ont même vu la preuve du biais raciste des signataires dont la vaste majorité a le malheur d’être blanche.
Ottawa mène la guerre au français devant les tribunaux, dans ses charges idéologiques, c’est vrai. Mais les bonnes âmes font tout pour ne pas voir que la concurrence des modèles d’intégration des immigrants, que la domination institutionnelle et l’inégalité de traitement des priorités de développement en tout genre se font d’abord et surtout à coup de milliards. Si déclin il y a, le Québec le finance à même ses impôts.
Coup d’œil sur le parcours centenaire de la revue L’Action nationale et de son influence sur l’émancipation du Québec.
Un sondage mené par l’Association des bibliothèques publiques auquel faisait écho le journal Le Devoir du 19 octobre donnait des résultats réconfortants. Il faut les apprécier, la pandémie apporte déjà son trop lourd paquet de mauvaises nouvelles. Dans l’univers du livre, la crise sanitaire aura eu au moins un effet accélérateur bénéfique. « Pendant le confinement (de mars à juin), les prêts numériques ont bondi de 117 %, tandis que le nombre d’utilisateurs a crû de 175 % » nous apprend le sondage. Ainsi donc
Voici les plus prolifiques collaboratrices et collaborateurs de L’Action nationale et des Cahiers de lecture, depuis le virage numérique entrepris en 2004. Pour en savoir plus sur les auteurs antérieurs à 2004, consultez le site de BAnQ.