Le lumineux souvenir d’Yves Michaud
Témoigner ici de l’imposante feuille de route d’Yves Michaud, c’est aussi reconnaître le privilège d’avoir croisé sa route en ses années de pleine maturité politique et de rayonnement public.
Témoigner ici de l’imposante feuille de route d’Yves Michaud, c’est aussi reconnaître le privilège d’avoir croisé sa route en ses années de pleine maturité politique et de rayonnement public.
S’il est indispensable de dénoncer sans relâche les empiétements et les manifestations concrètes de domination et de dépossession, il faut reconnaître que le procès du régime ne constitue pas une condition suffisante pour le succès de la mobilisation. Il faut rassembler autour d’un corps de propositions qui fait voir l’alternative réelle, qui fait voir la démarche concrète de construction de l’indépendance.
Généralement, le premier ministre trouve le moyen d’esquiver les questions du chef de l’Opposition. Mais, le 14 décembre 2000, Lucien Bouchard ne semblait pas mécontent voir Jean Charest essayer de l’embêter. Yves Michaud était pressenti comme candidat à l’élection partielle dans Mercier, ce qui ne plaisait pas du tout au premier ministre.
Jean-Paul Perreault et Paul Morissette* Le plus important combat d’Yves Michaud demeure sa lutte contre l’arrachage du français. En font foi ses interventions à titre parlementaire, sa lutte, en compagnie de René Lévesque et quelques autres, contre l’adoption en 1969 de la triste loi 63, ses textes virulents où il s’inquiète de la tiédeur dans l’application de la loi 101 et de la piètre qualité de la langue parlée et écrite. En 1970, il obtiendra à l’arraché la tenue à Québec du premier festival international
Je ne sais pas où tu te trouves aujourd’hui, mais j’ose espérer qu’un bon samaritain te fera prendre connaissance des mots que je te transmets aujourd’hui en toute amitié. Tout d’abord te dire mon admiration pour le long parcours de ta vie sur notre planète, presque un siècle, jalonné de joies et de peines, d’échecs et de succès.
Comme directeur de journal, Yves Michaud était tout le contraire de l’austère Claude Ryan. Il cherchait plutôt la nouveauté, l’innovation dans les caractères d’édition, la mise en page, l’éditorial. Il a, le premier, créé une société des rédacteurs, inédite à Montréal.
Yves Michaud est surtout connu pour avoir été député, membre de l’opposition circonstancielle en 1969, fondateur du journal Le Jour, ambassadeur du Québec en France et le Robin des banques. Mais ce combattant infatigable a aussi manié la plume pour stimuler la conscience nationale. Dans cet article, je me propose de rappeler les débuts de sa carrière de journaliste.
Les enfants d’Yves Michaud, Anne et Luc, m’ont invitée à prendre la parole pour témoigner d’une période peu connue de son parcours, celle des années 1951-62. Comme moi, Yves est Maskoutain, né à Saint-Hyacinthe en 1930, là où tout a commencé pour lui en journalisme et en politique, les deux axes qui structureront sa vie au cours des décennies qui suivront.