L’école au Québec
« Qui s’instruit s’enrichit » ; c’est le slogan que l’on peut lire dans les dernières lignes de cet imposant volume sur l’histoire de notre système scolaire.
« Qui s’instruit s’enrichit » ; c’est le slogan que l’on peut lire dans les dernières lignes de cet imposant volume sur l’histoire de notre système scolaire.
Lors du Congrès national du Parti québécois le 14 avril dernier et lors d’un point de presse le lendemain, Paul St-Pierre Plamondon a avancé que l’histoire démontre nettement que le Canada anglophone n’a pas eu d’autre ambition que de faire disparaître la nation québécoise.
Lors de la réédition de son ouvrage en 1997, l’anthropologue Éric Wolf rédige une nouvelle préface pour le livre paru en 1982. Son intention est de bousculer l’histoire et l’anthropologie pour étudier les sociétés aux prises avec les systèmes de pouvoir qui émergent en Europe et se déploient en changeant. Wolf cherche les structures qui modifient la vie de ces sociétés dont on disait qu’elles sont sans histoire.
Les 150 ans de l’entrée en vigueur de l’Acte de l’Amérique du Nord britannique, rebaptisé Loi constitutionnelle de 1867 en 1982, sont une bonne occasion de revisiter cet événement de l’histoire commune de la Grande-Bretagne, du Canada et du Québec.
Considérant l’ampleur du sujet qui couvre 400 ans d’histoire, on aurait pu s’attendre à ce que les auteurs s’abstiennent de proposer des interprétations créatives pour s’en tenir à des faits incontestables et des questions déjà couvertes par l’historiographie québécoise. Or, même si l’ouvrage est par moments très correct, il n’en est rien.
J’ai eu le bonheur de diriger une équipe qui s’est penchée de façon approfondie sur l’enseignement de notre histoire nationale depuis ses origines. L’ouvrage qui en est sorti s’est principalement intéressé aux manuels scolaires, aux programmes et aux discours. L’objet principal de cet article est plutôt de mettre en lumière l’oscillation entre les deux grands types de lectures de l’histoire qui ont structuré cet enseignement au fil des générations.
Ce qu’on appelle l’« histoire nationale » n’implique de soi aucune opposition à ce à quoi on a donné le nom d’« histoire sociale ». Sur le même plan, c’est plutôt par rapport au local et au mondial qu’elle peut être située dans sa spécificité.
On se contentera d’un pur divertissement pour réunir des factions opposées à Québec et attirer des touristes du reste du Canada et du monde. À une époque où l’Histoire a été jetée aux oubliettes, on pourra fermer les yeux et soupirer de soulagement. Mieux vaudra fêter les vedettes, les nombreux talents de Québec, les jeux de lumière… et le retour du parrainage fédéral.