L’école au Québec
« Qui s’instruit s’enrichit » ; c’est le slogan que l’on peut lire dans les dernières lignes de cet imposant volume sur l’histoire de notre système scolaire.
« Qui s’instruit s’enrichit » ; c’est le slogan que l’on peut lire dans les dernières lignes de cet imposant volume sur l’histoire de notre système scolaire.
Il est question à cette audience du continuum en éducation concernant la langue première, de la petite enfance jusqu’au postsecondaire, dans les communautés de langue officielle en situation minoritaire. Puisque ce continuum est extraordinairement effectif pour la communauté anglophone du Québec, je vais me concentrer sur le cas des francophones hors Québec.
Normand Baillargeon – dont il n’est pas inutile de rappeler qu’il fut pendant vingt-cinq ans un membre réfractaire du corps professoral du département de sciences de l’éducation de l’UQAM – en appelle à une véritable levée de la censure sur les enjeux de l’éducation au Québec.
Que signifie voyager au Québec dans un cadre académique? Nous ne parlons pas ici d’une simple sortie scolaire, mais d’un voyage d’études de plus grande ampleur. D’un périple de plusieurs jours visant à mieux connaitre le territoire québécois. À mieux comprendre ses écosystèmes, ses régions, leur imbrication dans le nord de l’Amérique, à l’échelle mondiale.
Tout au long de son essai, Simon Landry se fait un ardent promoteur d’un ordre professionnel enseignant, et ce, pour plusieurs raisons; certaines recevables et d’autres plus discutables.
Le traitement que le conflit scolaire a fait subir aux enfants est indigne d’une société qui s’estime encore capable de se projeter. En plus d’avoir semé le désarroi chez des parents qui ont tenu le coup pour exprimer une admirable solidarité avec les grévistes, ce gouvernement a gravement hypothéqué l’école publique. En particulier l’école publique montréalaise, qui souffrira longtemps de la désertion vers le privé des parents que l’incurie politico-bureaucratique aura désespérés.
Étrangement, les clauses scolaires actuelles de la Charte de la langue française ne s’appliquent ni à la formation professionnelle ni à la formation aux adultes. La Charte se borne essentiellement à indiquer que «l’enseignement se donne en français dans les classes maternelles, dans les écoles primaires et secondaires sous réserve des exceptions prévues à la présente section».
Simplifier, réformer ou moderniser, mais pourquoi, se demande-t-on? Parce que c’est compliqué, arbitraire voire incohérent, obsolète, plein d’exceptions, et surtout parce que nos profs estiment que ça leur prend trop de temps à enseigner.