Lettres de prison – II
Deuxième partie de la correspondance de Pierre Vallières et Charles Gagnon avec Andrée Ferretti, 1967-1968. Lettres offertes par Lucia Ferretti.
Deuxième partie de la correspondance de Pierre Vallières et Charles Gagnon avec Andrée Ferretti, 1967-1968. Lettres offertes par Lucia Ferretti.
Extrait de la biographie de Guy Rocher tome II, Le sociologue du Québec, par Pierre Duchesne, publié chez Québec Amérique.
Je voudrais aborder un angle mort de la crise d’Octobre, à savoir le contexte de l’élection municipale du 25 octobre. La loi québécoise, décrétant le suffrage universel au niveau municipal, de même que la reconnaissance officielle des partis politiques municipaux, avait été adoptée en 1968. Les locataires, qui formaient alors la très grande majorité de la population montréalaise, avaient donc pour la première fois, le droit de voter en 1970.
Pour moi, parler de l’appropriation de la théologie de la libération, c’est la même chose que de parler de l’accélération de la politisation ou du virage à gauche, dans le Québec des années 1967 à 1970, d’un nombre significatif de personnes qui s’inspirent du christianisme pour alimenter leur pensée et leur action.
Bien des choses ont été dites et écrites au sujet du film Octobre au cours des vingt-cinq dernières années. Encore à ce jour, il s’agit certainement, avec Les Ordres de Michel Brault, de l’une des œuvres cinématographiques les plus importantes à avoir été créée au sujet de ce pan douloureux de l’histoire québécoise.
La Commission d’enquête sur des opérations policières en territoire québécois, ou commission Keable, a été créée le 15 juin 1977 par le gouvernement du Québec. Son mandat initial était de faire la lumière sur la perquisition illégale effectuée en octobre 1972 par une unité d’intervention formée de membres des trois principaux corps policiers œuvrant au Québec.
Durant dix années fébriles, de 1962 à 1972, un mouvement clandestin, le Front de libération du Québec (FLQ), a marqué l’histoire du Québec et du Canada. Il a eu recours au terrorisme dans son combat pour l’indépendance du Québec. Ses militants brûlaient d’impatience et de romantisme révolutionnaire.
Un demi-siècle après la crise d’Octobre, nous voilà bombardés de livres, de films, de reportages et de témoignages qui visent, à des degrés divers, à cerner les contours de la crise et à en éclaircir les zones d’ombre. Dans quelle mesure les felquistes ont-ils été manipulés par les pouvoirs ?