Loi 101

La Charte de la langue française (loi 101), adoptée en 1977 par le gouvernement de René Lévesque sous l’impulsion de son ministre d’État au Développement culturel, Camille Laurin, fait du français la langue officielle du Québec. Elle encadre notamment son usage dans l’administration, le travail, l’affichage commercial et l’enseignement. Considérée comme une loi fondamentale de la politique linguistique québécoise, elle demeure au cœur des débats sur la protection et l’avenir du français et a fait l’objet de nombreuses contestations judiciaires. Cette section est consacrée à l’histoire de la loi 101, à son bilan, ainsi qu’aux débats entourant son évolution.

La loi 101 au cégep et la souveraineté du Québec

Le présent texte n’abordera que brièvement l’urgence linguistique et les raisons fondamentales de faire la loi 101 au cégep. Il porte plutôt sur l’impact qu’une telle mesure, une fois réalisée, peut avoir sur la dynamique politique québécoise. Je m’adresse ici aux souverainistes en général, et au Parti québécois en particulier, pour leur soumettre l’idée que l’extension de la loi 101 au cégep fait partie d’une démarche souverainiste et ne doit donc pas être remise à plus tard.

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La loi 101 au cégep, insuffisante mais nécessaire

Depuis plusieurs années, un large consensus social s’est progressivement cristallisé en faveur de l’application des clauses scolaires de la Charte de la langue française au niveau collégial. La coalition qui appuie désormais cette mesure va de Guy Rocher à Christian Dufour, en passant par Gilles Duceppe, Elsie Lefebvre, Carl Vallée, Emmanuelle Latraverse et Normand Baillargeon.

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Loi 101 au cégep : tirer la conclusion qui s’impose

Benoit Dubreuil, le Commissaire à la langue française nous apprenait récemment qu’un étudiant qui a fait son cégep en français a 88% de chances de travailler en français, contre 70% s’il a fait son cégep en anglais. Cela plaide en faveur de l’extension de la loi 101 au cégep.

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L’égalitarisme civique du réseau collégial et la loi 101

Le réseau collégial a été créé pour permettre aux francophones d’avoir un meilleur accès aux études supérieures. Alors que l’éclatement du monde traditionnel de l’éducation québécois favorisait la reproduction des inégalités sociales, le réseau collégial est un instrument démocratique de promotion de l’égalité. J’aimerais soutenir que l’extension de la loi 101 au cégep est nécessaire à ce que le réseau collégial remplisse cette finalité civique.

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Cégeps : le combat pour le français

Dans la conférence de presse qu’il a accordée pour annoncer le projet de loi 96, le premier ministre Legault a affirmé que l’application de la loi 101 au cégep était une mesure «extrémiste» comme si elle était proposée par de dangereux radicaux et il s’est empressé de dire que le PQ voulait interdire l’accès aux cégeps anglais aux francophones.

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Projet de loi numéro 96. Timoré et insatisfaisant

La première question à se poser pour dégager une appréciation globale du projet de loi 96, est celle des objectifs que poursuit ce projet de loi. Comme M. Simon Jolin-Barrette s’est lui-même placé sous le signe de l’héritage de Camille Laurin, il semble légitime de faire un détour du côté de la Charte de la langue française afin de prendre la mesure des objectifs et des ambitions du PL96.

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La charte de la langue française – Mémoires d’un député en 1977

Camille Laurin a été mon mentor en politique. Dès le milieu de décembre 1976, un mois après notre l’élection le 15 novembre, il m’avait contacté pour créer un comité de députés pour la préparation de la Charte du français, le projet de loi qui allait marquer la première année du gouvernement Lévesque. Nous devenions pleinement participants à la grande aventure de la loi 101.

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