Que faut-il faire pour gagner le prochain référendum?

Les Québécois ont tendance à s’imaginer que changer de régime politique peut se faire par l’enchantement d’un vote. Les échecs passés montrent qu’un changement de régime exige une longue préparation idéologique pour affronter des adversaires qui prennent tous les moyens pour maintenir le statu quo. Il faudra donc s’armer intellectuellement pour affronter l’adversité.

Lire la suite »

Les projets de libération du Canada par la France

Les historiens canadiens, en particulier ceux qui appartiennent à ce qu’on appelle l’école de Québec, ont propagé l’idée que la France après la conquête britannique avait abandonné ses anciens sujets et s’était désintéressée du Canada. Ainsi, l’historien Marcel Trudel a soutenu que la France n’a jamais voulu revenir au Canada et qu’elle l’a abandonné définitivement au traité de Paris de 17631. Cette thèse visait à détacher les Canadiens de leur ancienne mère-patrie pour mieux asseoir la domination du conquérant britannique. Comme

Lire la suite »

Penser le Québec indépendant – Enquête sur notre avenir politique

Dans l’histoire du mouvement indépendantiste, on s’est peu préoccupé de penser ce que serait le Québec indépendant. Dans le passé, le discours des indépendantistes s’est limité à critiquer les dysfonctionnements du fédéralisme canadien et à dénoncer les entraves au développement du Québec tant sur le plan économique social que culturel. Le procès du régime est une composante essentielle de la démarche de mobilisation. L’Action nationale le poursuit sans relâche depuis toujours. Ces récentes années, Lucia Ferretti y a contribué d’une manière qui

Lire la suite »

Yves Michaud. L’homme de plume

Le journaliste est une sorte d’historiographe du moment, de commis aux petites écritures de la grande histoire des hommes. Il n’a ni le recul ni le temps de réflexion nécessaire pour produire tous les jours ou toutes les semaines une œuvre littéraire de qualité. En revanche, ce qu’il perd en profondeur, il le gagne peut-être en spontanéité. Yves Michaud Yves Michaud est surtout connu pour avoir été député, membre de l’opposition circonstancielle en 1969, fondateur du journal Le Jour, ambassadeur du Québec

Lire la suite »

L’indépendantisme sous le soleil de la Martinique

Éloigné des affaires du monde, le Québécois errant sur la planète ne s’est jamais intéressé aux autres petits pays en lutte pour leur émancipation nationale. Il se prélasse plutôt sur les plages des Caraïbes sans trop se préoccuper des espoirs et des ambitions des peuples qui y habitent. Pourvu qu’il y ait du soleil et du sable fin, il y trouve son bonheur.

Lire la suite »

L’action indépendantiste au Collège Saint-Marie : 1966-1968

Fréquenter le collège Saint-Marie dans les années soixante représentait une expérience stimulante intellectuellement et politiquement. Le Québec d’alors était une société en mouvement où régnaient l’enthousiasme et l’optimisme. Tout changeait autour de nous. On construisait des autoroutes, des gratte-ciels, des édifices modernes comme la Place des arts, même des îles pour accueillir l’Expo 67. On s’apprêtait à inaugurer le métro. Rien n’illustrait mieux ce passage entre deux mondes que de prendre le métro neuf qui en vingt minutes nous transportait des

Lire la suite »

Le RIN sous la loupe de la GRC

Tous les États pleinement constitués disposent d’un service de renseignement qui comprend deux champs d’activités : les renseignements extérieurs qui soutiennent les activités diplomatiques, militaires et économiques sur la scène internationale, et les renseignements intérieurs, qui visent à préserver l’ordre établi en surveillant les organisations qui représentent un risque pour la sécurité nationale.

Lire la suite »

L’apolitisme du cinéma québécois

Le cinéma américain multiplie les films qui mettent en scène des présidents, réels ou fictifs. Le cinéma français en offre quelques-uns, de même que bon nombre de films sur l’exercice du pouvoir. Rien de tel dans le cinéma québécois. Tout au plus croise-t-on Maurice Duplessis.

Lire la suite »

La survalorisation du culturel

Au début de la Révolution tranquille, Hubert Aquin rappelait à juste de titre que les peuples colonisés avaient tendance à survaloriser la culture ou les productions symboliques pour compenser leur impuissance à maîtriser la réalité politique et économique. Il attribuait ce phénomène à la domination coloniale1 qui dépouillait les peuples conquis de leurs capacités d’agir par eux-mêmes à l’exception du domaine de la culture qu’on leur laissait en compensation. Ne pouvant se valoriser dans les autres champs de l’activité humaine, les

Lire la suite »