Une grève attendue… et pourtant redoutée
Lorsque s’ouvre l’année 1979, peu de travailleuses et de travailleurs de l’aluminium souhaitent réellement replonger dans un conflit majeur avec Alcan. Le souvenir du lockout de 1976 est encore douloureux : plusieurs mois sans salaire, un endettement significatif, des tensions familiales encore palpables, et un retour au travail vécu par bon nombre comme une capitulation dictée par l’épuisement plutôt que par un réel règlement des enjeux. Pourtant, à peine trois ans plus tard, la perspective d’un nouvel affrontement s’impose.