Numéro : Mai-Juin 2026

1926-2026 – Alcan / Rio Tinto : Quel héritage pour la région?

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Éditorial – Sortir de l’extractivisme

Le débat sur l’énergie, et particulièrement sur l’énergie renouvelable, est fort mal engagé. Même si toute la rhétorique contemporaine concernant la crise climatique y est déployée, il est désolant de constater que les enjeux nationaux, ceux qui concernent la promotion du bien commun et le soutien au développement, y sont traités superficiellement ou ignorés.

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Une grève attendue… et pourtant redoutée

Lorsque s’ouvre l’année 1979, peu de travailleuses et de travailleurs de l’aluminium souhaitent réellement replonger dans un conflit majeur avec Alcan. Le souvenir du lockout de 1976 est encore douloureux : plusieurs mois sans salaire, un endettement significatif, des tensions familiales encore palpables, et un retour au travail vécu par bon nombre comme une capitulation dictée par l’épuisement plutôt que par un réel règlement des enjeux. Pourtant, à peine trois ans plus tard, la perspective d’un nouvel affrontement s’impose.

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Le lockout de 2011-2012 à Alma : un conflit industriel au cœur des choix énergétiques du Québec

Loin d’être limité à l’enceinte de l’usine, le lockout d’Alma a mis en lumière les interactions profondes entre politique énergétique, intérêts industriels et rôle de l’État. L’attention s’est déplacée du plancher de l’usine vers des sphères moins visibles : les contrats énergétiques, les mécanismes de marché et les décisions gouvernementales qui structurent l’industrie de l’aluminium.

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Le trust de l’aluminium et Arvida

Issu de nos archives, ce texte de Burton LeDoux, qui fut en son temps un important journaliste d’enquête, garde toute sa pertinence aujourd’hui. Les ambitions des grands groupes industriels y sont particulièrement bien exposées, tout comme les profondes transformations sociales et territoriales qu’entraînera le développement de la production de l’aluminium dans la région du Saguenay-Lac-Saint-Jean.

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Rio Tinto et la rupture du pacte social québécois

Ce pacte territorial, bien que jamais formalisé dans un contrat juridique contraignant, repose sur une logique claire : les rivières du Saguenay–Lac-Saint-Jean appartiennent collectivement au peuple québécois, et leur exploitation par une entreprise privée doit servir le bien commun régional et non l’enrichissement d’actionnaires étrangers.

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Protégeons Pointe Langevin

Depuis août 2016, la Pointe Langevin, site emblématique du patrimoine naturel du lac Saint-Jean, a profondément changé, passant d’un havre préservé à un secteur dont on a détruit les richesses. Ce processus s’inscrit dans le contexte du renouvellement du décret de gestion des berges du lac, confié à Rio Tinto, qui s’étendra de 2027 à 2038.

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Pendant que Rio Tinto s’enrichit, les retraités s’appauvrissent

L’Association des retraités syndiqués de Rio Tinto Alcan est née d’un constat fondamental : les décisions concernant le régime de retraite sont prises par des travailleurs actifs de moins en moins nombreux, tandis que leurs impacts sont subis par une majorité grandissante de retraités, sans réel pouvoir décisionnel. De plus, contrairement aux contrats négociés avec Alcan, qui garantissait une indexation des rentes, Rio Tinto expose les retraités à l’érosion de leur pouvoir d’achat.

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Œuvre du mois – Pierre Routhier

Originaire du Saguenay, Pierre Routhier est un artiste multidisciplinaire et designer. Diplômé en art interdisciplinaire (option design) de l’Université du Québec à Chicoutimi, il fonde en 2001 la firme Stimuli Design. Il signe plusieurs projets marquants, dont l’image de marque de l’Hôtel Chicoutimi.

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Les grands conflits chez Alcan : le lockout de 1976

Au milieu des années 1970, Alcan occupe une place centrale dans l’économie du Saguenay–Lac-Saint-Jean. L’entreprise anime un vaste écosystème d’usines, de centrales et de services logistiques qui influencent directement la vie de dizaines de milliers de personnes. Le lockout de 1976, d’une durée de 164 jours s’inscrit dans un contexte de forte inflation, de contrôle fédéral des salaires et d’un durcissement des positions patronales et syndicales.

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