Un cas de psittacisme anglophile
Ce fut un très grand jour au Québec, l’un des plus grands de notre histoire, écrira François-Albert Angers dans les colonnes de L’Action nationale. Inversement, il en fut tout autrement au Canada anglais.
Ce fut un très grand jour au Québec, l’un des plus grands de notre histoire, écrira François-Albert Angers dans les colonnes de L’Action nationale. Inversement, il en fut tout autrement au Canada anglais.
On a tous eu, dans notre enfance, un ami éreintant qui prétendait en savoir plus que nous sur tous les sujets. Cet ami, tout le Québec le possède aujourd’hui en la personne de Michel C. Auger. L’homme, habitué de propager chaque jour via les ondes hertziennes la morale radio-canadienne, a couché cette fois-ci ses opinions sur papier.
En 2017, Nicolas Zorn publiait un ouvrage dans lequel il entreprend de présenter les statistiques de la croissance de l’inégalité de revenu entre le premier centile et le reste de la population au Québec, d’analyser l’évolution des inégalités au plan international et d’en interpréter les causes.
Cet ouvrage s’ancre dans une difficile articulation entre question nationale et question sociale, difficulté révélée par une polarisation croissante du débat public entre deux postures : d’un côté, les «nationalistes conservateurs» de droite, qui défendent l’identité collective sans référence à quelque contenu social et, de l’autre, une gauche progressiste, antiraciste et multiculturaliste, acquise à un projet social, et peu encline à répondre des enjeux d’insécurité culturelle et identitaire.
Ceux et celles qui connaissent un tant soit peu Gibert Paquette savent que c’est un fidèle à la cause de l’indépendance du Québec. Depuis plus de quarante années, il a été quasiment de tous les combats, et à tous les niveaux, même celui de la candidature à la direction du Parti québécois. Son dernier ouvrage est un vibrant plaidoyer pour l’indépendance du Québec doublé d’un document argumentaire pour les militants.
Jusqu’à tout récemment, j’entretenais une vision tragique de René Lévesque : il a certes été un grand premier ministre, mais je songeais toujours à un homme brisé. L’homme qu’on découvre dans le deuxième tome des Chroniques politiques éditées par Éric Bédard et Xavier Gélinas est tout autre.
C’est une rareté. Benoit Lévesque et Michel Rioux et leurs collaboratrices ont pu bénéficier d’une ouverture d’esprit exceptionnelle de la part de dirigeants de Fondaction pour donner un tel ouvrage. Il n’est pas courant d’accéder ainsi à la vie interne d’une institution financière.
Ma vie d’indépendantiste est, depuis quelques années, un crescendo de colère et d’exaspération. J’assiste avec mes compagnons de combat à la désintégration interminable de notre mouvement politique, à la dislocation de notre peuple et à l’affaissement pur et simple des élites politiques qui devraient mener publiquement et politiquement nos batailles.