Comptes rendus

Maxime Blanchard. Le Québec n’existe pas

Ma vie d’indépendantiste est, depuis quelques années, un crescendo de colère et d’exaspération. J’assiste avec mes compagnons de combat à la désintégration interminable de notre mouvement politique, à la dislocation de notre peuple et à l’affaissement pur et simple des élites politiques qui devraient mener publiquement et politiquement nos batailles.

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John Parisella. La politique dans la peau

L’avant-propos de la biographie de John Parisella, l’homme qui ailleurs se fait passer pour un fédéraliste modéré, en donne le ton. En moins de cinq pages, l’auteur y mentionne à six reprises ses origines immigrantes. Il y confie même qu’au départ l’idée du livre était de raconter son histoire en tant que fils d’immigrant. Mais il a dû constater qu’il y avait d’autres caractéristiques à son parcours.

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Lettre à Jean‑Martin Aussant

Jean-Martin Aussant… Il y a maintenant longtemps que je ne t’attendais plus nulle part. Je t’avais pourtant espéré, et même plus qu’espéré avec plusieurs de mes semblables. Tu étais passé devant nos yeux comme une comète: brillant, fascinant, nouveau. Ta présence dans un ciel monotone faisait rêver.

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Catherine Dorion. Les luttes fécondes

Cet essai s’ouvre avec des descriptions brèves et crues de conflits conjugaux, vite suivies d’une montée de lait à l’endroit de Benoît Dutrizac, dénoncé parce qu’il critiquait les étudiants grévistes de 2012. Ce coq-à-l’âne est à l’image du reste de l’œuvre.

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Christian Saint-Germain. Naître colonisé en Amérique (2)

Comment décrire le dernier livre de Christian Saint-Germain en quelques mots? Destructeur et redondant. Effectivement, depuis le temps que nous l’apprivoisons, la doctrine Saint-Germaniste est devenue fort prévisible, mais jamais édulcorée. Naître colonisé en Amérique reprend en ce sens tous les ingrédients de la recette mitigée des précédents ouvrages de l’auteur.

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Jean-Louis Bourque. Du presque-pays au pays

Jean-Louis Bourque retrace le cheminement de sa pensée politique en l’associant à celui de l’évolution du Québec. Comme dans son précédent ouvrage (Demain la République), il plaide pour l’indépendance, mais il le fait plus sur le plan des valeurs que sur celui des institutions et des structures de pouvoir.

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