L’immigration en région
Intervention de Robert Laplante sur l’immigration en région dans le cadre de la Commission des relations avec les citoyens.
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Intervention de Robert Laplante sur l’immigration en région dans le cadre de la Commission des relations avec les citoyens.
Extrait de l’audition sur l’immigration tenue le 13 août 2019 dans le cadre de la Commission des relations avec les citoyens.
Y a-t-il un sujet qui fait autant jaillir les passions que l’intrusion islamiste en Occident? Or, pour mieux comprendre un dossier aussi complexe qui implique des tonnes d’acteurs politiques des quatre coins du monde, il faut savoir réfléchir à la géopolitique d’un tel courant de pensée. C’est ce que fait le géopolitologue français Alexandre Del Valle, auteur d’une douzaine d’ouvrages sur l’islamisme et la culpabilisation occidentale, avec son dernier essai.
Le constat que fait Alexandre Soublière est un constat d’échec. « Le projet du Québec aurait pu fonctionner, mais il a échoué », écrit-il. Son premier réflexe est alors de remettre en question le réalignement identitaire qui s’est opéré durant les années 60 lorsque les Canadiens français ont décidé de renouveler leur fidélité envers Québec plutôt qu’Ottawa pour assurer leur avenir national.
Partant du fait que plus de 80 % des Québécois sont pour l’abolition de la monarchie, le constitutionnaliste André Binette propose La fin de la monarchie au Québec. Pour une république du Québec dans le cadre canadien, comme l’indique le titre de son livre.
Le document de consultation du gouvernement du Québec reprend le mythe de la compétence partagée en oubliant de dire qu’il s’agit d’un partage très très inégal. En fait, c’est le Canada qui possède les pouvoirs régaliens sur l’immigration comme ceux sur la politique étrangère, le contrôle des frontières et l’accès au territoire qui sont les attributs essentiels de la souveraineté d’un pays.
À l’époque de notre légendaire revanche des berceaux, les enfants que le Québec comptait en surnombre lui cachaient l’importance de l’immigration, un pouvoir partagé qu’il a abandonné au Gouvernement fédéral pendant un siècle. De nos jours, c’est l’inverse qui se produit. Croyant désormais que tout dépend de l’immigration internationale, le Québec se montre indifférent au cumul des naissances manquantes qui auraient été nécessaires pour assurer à long terme le remplacement des générations.
Il y a une perception assez généralisée au sein de la population québécoise que son gouvernement, le gouvernement du Québec, contrôle les décisions de politique publique en matière d’immigration sur son territoire. Que c’est le gouvernement du Québec qui décide combien de personnes immigrantes seront accueillies chaque année, peu importe leur statut!
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