L’hypocrite magnifique
Le lecteur qui s’adonne à l’exploration de l’œuvre de Sylvain Tesson le fait selon les techniques de l’archéologue. Dans les vastes pages luxuriantes de descriptions, il en exhumera quelques aphorismes, métaphores et réflexions de génie sur son temps et sa civilisation. Disons-le sans ambages : Tesson est un hypocrite. Un hypocrite magnifique qui prend prétexte de la distance que ses pieds mettent entre son appartement parisien et lui pour méditer et, surtout, médire de ce que devient la civilisation occidentale. Les
Mathieu Bock-Côté (MBC) n’a pas titré son dernier excellent ouvrage La révolution racialiste par simple goût de la provocation censé faire mousser ses ventes. Il ne s’agit pas non plus d’une analogie historique fugitive ou superficielle décrivant un phénomène marginal.