Après la COVID-19, l’université québécoise à l’épreuve d’elle-même
Parce qu’elle tient lieu de « fait social total », cette pandémie n’épargnera aucun secteur de notre vie collective, y compris l’enseignement supérieur.
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Parce qu’elle tient lieu de « fait social total », cette pandémie n’épargnera aucun secteur de notre vie collective, y compris l’enseignement supérieur.
Dans le cadre de la pandémie qui sévit au Québec depuis mars 2020, on a assisté à une hécatombe dans les CHSLD. Le 2 mai, la COVID-19 était dramatiquement présente dans 176 CHSLD (publics et privés) et dans certaines ressources intermédiaires (RI) et de type familial (RTF). Le 7 mai, sur les 2725 décès rapportés dans l’ensemble du Québec, il y en avait 1726, soit plus de la moitié, dans les CHSLD.
Au moment où j’écris cet article, la pandémie de la COVID-19 touche principalement la région de Montréal autant par les morts que l’on compte par centaines que par les milliers de personnes contaminées. Plusieurs CHSLD publics, privés conventionnés et privés non conventionnés sont devenus des mouroirs sous les yeux d’une population traumatisée.
Si la volonté d’émancipation nationale du Québec a su ébranler le fédéralisme canadien au XXe siècle, il est probable qu’un enjeu aussi terre-à-terre que le vieillissement de la population et l’augmentation des coûts de la santé qu’il entrainera devienne le principal moteur des tensions fédérales-provinciales au XXIe siècle.
La crise actuelle a mis au jour la dépendance des États à l’égard des chaînes d’approvisionnement sur lesquelles ils n’avaient que peu d’emprise, entamant leur sécurité nationale en matière de santé. Avec la défense, une autre composante de base de la survie des peuples est celle de la maîtrise de leur alimentation et le contexte actuel est un moment opportun pour réfléchir de manière sérieuse à notre (in)sécurité alimentaire collective.
En raison de la pénurie de matériel essentiel pour faire face à la crise, plusieurs États ont annoncé vouloir rapatrier leurs industries pharmaceutiques et d’équipement médical et sanitaire. Cette politique a été rendue nécessaire notamment parce que près de 70 pays ont adopté des mesures de restriction des exportations de matériel médical et sanitaire.
On aura beau espérer que les mauvais effets de cette pandémie de la COVID-19 disparaissent plus tôt que l’on pense, bien que plusieurs économies ne semblent pas avoir appris des expériences récentes pour y faire face, mais cela changera dans le futur les comportements expliquant les résultats plus ou moins désastreux obtenus notamment du côté des personnes âgées.
Il eut fallu un contexte rappelant le crépuscule de la Deuxième Guerre et l’effroyable constat d’un impensable, mais bien réel, déficit alimentaire en Europe pour ramener les États-nations d’aujourd’hui à la réalisation de leur existence, de leur raison d’être ou, plus important encore, de leurs responsabilités.
Voici les plus prolifiques collaboratrices et collaborateurs de L’Action nationale et des Cahiers de lecture, depuis le virage numérique entrepris en 2004. Pour en savoir plus sur les auteurs antérieurs à 2004, consultez le site de BAnQ.