Journal d’un candidat
Nous avons tenu ce soir notre première assemblée générale des membres d’Option nationale de Sainte-Marie–Saint-Jacques au Centre Saint-Pierre Apôtre, lieu de rencontre habituel des forces progressistes.
Vous trouverez dans cette section plus de 2000 articles de fond, des éditoriaux, des dossiers, des comptes-rendus, des vidéos, des extraits audios, des œuvres de couverture, des événements et bien plus encore !
Pour les articles publiés de 1917 à 2004, consultez le site de Bibliothèque et Archives nationales du Québec (BAnQ). Pour en savoir plus sur notre histoire, consultez le Site du 100e anniversaire de L’Action nationale.
Pour voir le contenu réservé aux abonnés, ouvrez une session.
Nous avons tenu ce soir notre première assemblée générale des membres d’Option nationale de Sainte-Marie–Saint-Jacques au Centre Saint-Pierre Apôtre, lieu de rencontre habituel des forces progressistes.
Après le référendum de 1995, les questions identitaire et linguistique ont été reléguées aux marges du débat public pour plus d’une décennie. Il aura fallu du temps, la crise des accommodements raisonnables et une préoccupation grandissante de la population concernant le recul du français pour que l’identité et la langue retrouvent leur place légitime au sein du discours public.
Cet article tente de comprendre de l’extérieur le vote des Québécois du 4 septembre 2012. Il part de l’idée qu’il y a un résultat dans les urnes, mais aussi à l’extérieur des urnes. Pour ce faire, il revient sur l’attentat raté contre la cheffe du Parti québécois en rappelant à nos mémoires un précédent spectral, à savoir la tuerie de l’Assemblée nationale en 1984.
Le Parti québécois forme le nouveau gouvernement, mais se retrouve minoritaire. Sa capacité d’action se trouve réduite, même s’il dispose de l’initiative et que les libéraux et caquistes ne veulent pas se retrouver encore en élection d’ici quelques mois. Ceux-ci doivent renflouer leurs coffres, ceux-là se trouver un chef.
Par l’élection modeste et contenue du Parti québécois, octroyant à ce dernier 32 800 voix de majorité face au Parti libéral du Québec, les élections du 4 septembre 2012 ont montré jusqu’à quelles limites le système de partis québécois est dorénavant capable d’aller quand il s’agit de faire progresser les droits des francophones au Québec. Cette faible majorité s’est traduite en un fragile gouvernement minoritaire pour le PQ.
Si la division du vote fédéraliste a permis au Parti québécois de prendre le pouvoir à l’occasion de l’élection du 4 septembre dernier, c’est la division du vote souverainiste qui l’a certainement empêché d’être majoritaire. La campagne électorale qui vient de se terminer nous a démontré que le Parti québécois n’avait tout simplement pas su tirer profit des enseignements de l’élection de décembre 2008.
Le camp souverainiste a l’âme à la tristesse. Face aux affres subies par le Québec depuis 1995, après dix interminables années marquées par l’exclusion et la trahison, il entretenait les plus belles espérances dans ce rendez-vous électoral du 4 septembre, histoire de démontrer que le train du changement pouvait enfin être remis sur les rails.
L’élection du 4 septembre 2012 n’est que le prélude à celle qui va suivre d’ici 18 mois. Elle a amené le Parti québécois au pouvoir, provoqué le départ de Jean Charest et confirmé l’implantation à l’Assemblée nationale de deux partis récemment créés, Québec solidaire et la Coalition avenir Québec, respectivement à la gauche et à la droite du PQ. Ce sont les conditions de départ de la prochaine campagne électorale.
Voici les plus prolifiques collaboratrices et collaborateurs de L’Action nationale et des Cahiers de lecture, depuis le virage numérique entrepris en 2004. Pour en savoir plus sur les auteurs antérieurs à 2004, consultez le site de BAnQ.