Le projet d’une génération?
Conférence donnée par Jacques Parizeau lors du souper du 90e anniversaire de L’Action nationale le 26 octobre 2007 au Lion d’or à Montréal.
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Conférence donnée par Jacques Parizeau lors du souper du 90e anniversaire de L’Action nationale le 26 octobre 2007 au Lion d’or à Montréal.
J’avais quinze ans, j’étudiais à l’école Pie IX de Montréal-Nord, j’étais insoumis et rebelle, je dirigeais L’Envol, un journal dans lequel Jean-Marc Brunet écrivait une chronique sur l’indépendance du Québec. C’était à l’époque où le naturopathe Raymond Barbeau parlait de la Laurentie comme d’un pays à faire naître sur les ruines du fédéralisme canadien. Il fut rapidement doublé sur sa gauche par Pierre Bourgault et le RIN.
Je propose d’examiner de plus près la pensée d’un historien célèbre, Jocelyn Létourneau. Sa pensée m’intéresse sous un angle particulier, qui concerne tous les Québécois : l’enseignement de l’histoire du Québec et la mémoire nationale.
Allocution de Jacques Parizeau donnée lors du souper-conférence de 2007 soulignant le 90e anniversaire de L’Action nationale. Récit synthétique des dernières décennies et appréciation des défis actuels du Québec.
Un peuple n’existe pleinement que s’il est en mesure de conjuguer ses choix et ses priorités avec son point de vue sur le monde. Et pour être dans le monde, il faut savoir s’y tenir, c’est-à-dire le saisir dans un espace de pensée propre et s’y projeter dans une conduite accordée à la meilleure réalisation de ses intérêts. Dans un État normal, cela s’appelle une politique étrangère marquée au sceau de l’intérêt national.
Il est d’autant plus difficile de dresser un bilan positif des PPP sur la base de réalisations concrètes, au-delà des principes qui sont forcément radieux, qu’il n’y a que peu d’expériences en cours depuis suffisamment de temps pour qu’il soit possible d’y faire la part des choses.
Ainsi donc les choses se défont. La modernisation canadian s’accélérant, les partis politiques de la bourgade s’en trouvent atteints de vieillissement accéléré, frappés de vétusté et relégués au rayon des accessoires surannés. L’ordre ancien ne tient plus que pour eux, rongé par l’insignifiance, miné par l’inefficience corrosive des vieux alibis. Les mots manquent actuellement. Les vieux discours tournent à vide et personne n’ose se risquer à nommer le réel.
Si l’on doit distinguer la souveraineté proprement dite de la souveraineté-association, se pourrait-il que la désaffection à l’égard de la souveraineté ne porte pas tant sur la souveraineté elle-même que sur la souveraineté-association et le parti qui l’incarne?
Voici les plus prolifiques collaboratrices et collaborateurs de L’Action nationale et des Cahiers de lecture, depuis le virage numérique entrepris en 2004. Pour en savoir plus sur les auteurs antérieurs à 2004, consultez le site de BAnQ.