Brutal comme le soleil dans les yeux
La musique de Gilles Tremblay, comme les indications de ses partitions, renvoie à l’idée de jaillissement, d’illumination, d’éblouissement, les métaphores lumineuses et sonores se confondant.
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La musique de Gilles Tremblay, comme les indications de ses partitions, renvoie à l’idée de jaillissement, d’illumination, d’éblouissement, les métaphores lumineuses et sonores se confondant.
Très tôt, Jean-Marc Léger choisit son combat. Contre un État fédéral toujours plus centralisateur, il veut l’épanouissement de la nation canadienne-française puis québécoise. Il veut aussi limiter l’hégémonie mondiale de la culture anglo-américaine, qui tend, selon lui, à réduire au folklore les autres manières de concevoir et d’exprimer le monde.
Puisqu’on me propose de vous parler de la langue comme signe de souveraineté, je pense qu’il nous faut d’abord s’interroger sur cette idée de souveraineté appliquée à l’appartenance à une langue, à l’enracinement linguistique, donc culturel. La langue est une patrie, disait Camus. Elle est à la fois l’ultime patrie des pauvres, l’ultime patrie de ceux qui n’en ont plus aucune autre, le lien naturel de l’homme avec les autres hommes qu’elle constitue en peuple, en nation, en libre souveraineté
Cinquante ans après la disparition de Hector Fabre, qui avait occupé le poste d’agent général de la Province de Québec en France, de sa nomination en 1882 à sa mort en 1910, l’ouverture de la Délégation générale du Québec à Paris, à l’initiative de Georges-Émile Lapalme, a permis de renouer les liens politiques entre les deux gouvernements.
Pour percevoir ce que Charles de Gaulle a voulu faire en juillet 1967 au Québec, et jusqu’au discours demeuré fameux « Vive le Québec libre ! », sans doute convient-il de commencer par le commencement, c’est-à-dire s’interroger sur le « pourquoi ». Or, poser la question du « pourquoi », c’est d’abord s’interroger sur les raisons qui poussent le chef de l’État français à se rendre à l’invitation qui lui est faite de visiter l’Exposition universelle de Montréal de 1967.
Lorsque Charles de Gaulle fait son arrivée à l’Hôtel de Ville de Montréal, en début de soirée, le 24 juillet 1967, le premier ministre canadien Lester B. Pearson regarde l’événement en direct, à la télévision, de sa résidence officielle du 24 Sussex à Ottawa. Dans le troisième tome de ses Mémoires, Pearson raconte sa réaction immédiate.
Lors de sa visite au Québec, le général de Gaulle a prononcé 11 discours. De ces allocutions, le « Vive le Québec libre » est sans doute l’expression qui a fait couler le plus d’encre. Mais il y a une autre expression, peut-être plus significative, qui fut employée pour désigner la population du Québec, soit les « Français du Canada ».
Le voyage du général de Gaulle au Québec en juillet 1967 doit d’abord se lire comme l’accomplissement d’un devoir de mémoire. Une dimension capitale quand on connaît le rôle de l’histoire comme ressort de sa pensée et de son action. Elle apparaît déjà le 5 octobre 1961 dans le toast à l’adresse de Jean Lesage, le premier ministre du Québec, visite qui marque l’amorce officielle de la relation privilégiée entre la France et le Québec.
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